Critique du film Velaiyilla Pattathari par Sophia Samy

octobre 28, 2014
par Shankara Team

vipcritique

Profitons du 31ème anniversaire de notre Dhanush adoré pour décortiquer, sans violence, son dernier film. Le film, extrêmement attendu, a fait l’objet d’une vaste publicité, notamment grâce à la diffusion en masse de l’album musical, composé par l’acolyte de Dhanush, Anirudh Ravichandar.

Le titre est envoyé, et Raghuvaran (Dhanush) se présente à son public Il est diplomé d’une école d’ingénieur, mais sans emploi depuis 4 ans. Son père (Samuthirakkani) ne comprend pas l’inactivité de son fils et ne cesse de le blâmer, estimant qu’il devrait faire plus d’efforts pour rechercher un emploi. Il le compare constamment à son frère cadet, Karthik, ingénieur en informatique au salaire honorable. Mais Raghuvaran a une idée précise de sa vie : il veut se lancer dans la construction immobilière, et rien d’autre ! Pour ce faire, il peut compter sur le soutien de sa précieuse mère (Saranya Ponnvanan) et bientôt, sur celui de sa charmante voisine (Amala Paul) …

Dhanush est juste MA-GNI-FIQUE ! Il crève l’écran et porte seul sur ses épaules le film. On ne s’ennuie pas une seconde. Son jeu est parfait et sa palette d’émotions est impressionnante. C’est un vrai régal. Il est excellent à tous les moments du film. Les scènes de « disputes » avec son père, censées être sérieuses, sont finalement les plus drôles, car largement teintée d’ironie. C’est précisément là que Dhanush excelle : il nous fait rire, alors qu’objectivement, rien n’est drôle. Sa vie est désolante. Il est incompris, sans aide, et pourtant, il est d’une générosité inégalable. Il répand le bonheur partout autour de lui.

Les scènes avec sa mère sont de loin les plus émouvantes et magnifiques. Leur complicité est sans limite. Il suffit d’un regard pour se comprendre. Ne doutant jamais du talent de son fils, Saranya est la clé de voûte de sa vie. Elle le guide, l’épaule, l’encourage, le défend au détriment de sa propre personne.

Ce film illustre parfaitement le regard porté par la société indienne sur les générations actuelles. Le nom, le prénom ou encore l’âge ne comptent presque plus. L’identité d’une personne est composée (presqu’uniquement) de son emploi et de ses études. C’est aussi une façon de dénoncer la pression sociale pesant sur les jeunes générations. L’absence d’emploi immédiat après l’obtention d’un diplôme est incomprise. La famille de Raghuvaran ne comprend qu’il veuille attendre de trouver ce qu’il aime faire. L’important est de travailler, même si cet emploi ne correspond pas aux réelles qualifications du jeune actif. Le message envoyé est fort mais subtil. Une vraie réussite.

Les faux pas dans ce film sont peu nombreux, mais méritent tout de même d’être mentionnés. Le premier d’entre eux est Amala Paul. Elle reste magnifique mais manque de fraîcheur et de légèreté. Son jeu est trop dur et ses expressions trop appuyées. C’est une femme aux rôles forts. Elle n’est pas à sa place ici. Quelqu’un comme Samantha ou Kaajal Agarwal aurait été plus appréciée.

Autre faux pas, le « méchant » (Amithash Pradhan). Sérieux, qu’est-ce qu’il fait là, ce Amul baby ? Il serait bien mieux dans une pub pour Horlicks ! Un véritable échec. Il ne fait absolument pas le poids face au jeu écrasant de Dhanush.

8/10 – Jouissif. A ne rater sous aucun prétexte.

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